Chronique
RDC-FARDC: Les défis et les avancées sous FATSHI !!
Dans les méandres de la vie politique congolaise, l’usage par inadvertance peut vite devenir une arme pointée contre celui qui l’emploie. Le samedi 13 décembre dernier, lors d’un échange entre le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et la jeunesse dans le gymnase du stade Tade Tata Raphaël de la Kethule, le président de la République démocratique du Congo, a utilisé le terme controversé de « clochard » à propos de notre armée, un lapsus qui a été repris par une opposition en perte de vitesse pour en faire un raccordement frauduleux et tenter désespérément de monter nos militaires au Commandant Suprême. Cependant, loin d’être une insulte gratuite, cette sortie révèle une réalité bien plus complexe : celle de l’histoire tragique et des défis que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont dû affronter.
Il est indéniable que notre armée a souffert pendant des décennies d’une gestion calamiteuse. La « clochardisation » de l’armée, comme l’aurait sans doute voulu dire le chef de l’État, est, en effet, le fruit dernières années de règne du Maréchal Mobutu, suivies de 3 années de Laurent-Désiré Kabila et de 18 autres sous Joseph Kabila. Ces périodes sombres ont laissé des cicatrices profondes, non seulement dans les mentalités, mais aussi dans la structure même de notre appareil sécuritaire.
Depuis son accession au pouvoir, le président Tshisekedi s’est engagé sur une voie résolue pour mettre fin à cette déliquescence et redonner la dignité à nos militaires. En assainissant les écoles pour enfants des militaires avec la gratuité de l’enseignement, en construisant des infrastructures hospitalières au profit des militaires et leurs dépendants à travers le pays notamment l’Hôpital du Camp Tshatshi avec du matériel de pointe, en revoyant à la hausse les budgets alloués à la défense et en augmentant les soldes des militaires, le Président de la République œuvre sans relâche pour la renaissance de l’armée congolaise.
La loi de programmation militaire, récemment adoptée, ainsi que l’augmentation de 30 % du crédit de défense pour l’exercice budgétaire de 2026 témoignent de l’engagement sans précédent de Tshisekedi pour doter les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) des moyens nécessaires pour remplir leur mission. Jamais notre armée n’a reçu autant de financement que sous son mandat. Cela souligne une volonté politique d’éradiquer les séquelles de la « clochardisation » que notre armée a perdurée pendant trop d’années.
Soulignons aussi que le processus de brassage et de mixage des unités a, à un moment, miné l’efficacité de notre armée ; ces méthodes ont souvent rendu nos forces désorganisées et fragiles. Avec le retour à un véritable processus de recrutement sous l’ère de Félix Tshisekedi, l’espoir renaît. Petit à petit, les FARDC retrouvent leur honneur et leur sérieux, et ce, grâce à une volonté politique qui vise à redorer le blason d’une institution trop souvent malmenée.
Il est important de rappeler qu’aucune des unités d’élite de l’époque n’existe plus dans la même mesure aujourd’hui. Cependant, sous l’impulsion de S.E.M. Félix-Antoine Tshisekedi, les FARDC commencent à se redresser, à restaurer leur stature et à se libérer des jugements hâtifs et des erreurs d’un passé douloureux.
In fine, considérer les mots comme un lapsus, et restons concentrés sur l’essentiel : la volonté manifeste du président de la République de reconstruire notre armée et de lui redonner les moyens de protéger notre pays. Il serait sage de laisser de côté cette polémique, qui n’en est pas une, pour mieux apprécier le travail colossal en cours dans le secteur de la défense. L’avenir de notre armée est en train de se dessiner, pour le bien du Congo et de son peuple.
Ne Kakinankaziko Mayola
