La Banque centrale du Congo (BCC) poursuit sa politique de gestion prudente et anticipative du marché des changes. Comme annoncé, l’institution monétaire a procédé, les 3 et 7 novembre 2025, à la vente de devises aux banques commerciales, afin de répondre à la forte demande en monnaies étrangères et d’assurer la fluidité du marché.
Derrière cette opération technique, une ligne directrice claire se dessine désormais : préserver la stabilité du franc congolais et renforcer la crédibilité de la politique monétaire nationale.
Dans un communiqué signé par le gouverneur André Wameso N’Kwaloloki, la BCC a tenu à rassurer les opérateurs économiques et la population sur la solidité de ses réserves de change, affirmant sa capacité à répondre « efficacement et durablement » à la demande de devises.
L’institution encourage par ailleurs l’usage accru du franc congolais (CDF) dans les transactions quotidiennes, afin de consolider la stabilité des prix et préserver la valeur des avoirs des ménages. Un appel à la confiance, mais aussi un geste patriotique, dans un pays où la dollarisation reste profondément ancrée.
Invité par la commission économique et financière (Ecofin) de l’Assemblée nationale, André Wameso a exposé, devant les députés, les fondements et les effets positifs de la récente appréciation du franc congolais.
Avec un ton pédagogue et des arguments techniques solides, le gouverneur a convaincu les élus que cette appréciation découle d’une correction maîtrisée d’un instrument de politique monétaire, une manœuvre qui, selon lui, a permis de stabiliser le taux de change après des mois de volatilité.
« La stabilité du franc congolais est un bien public que la Banque centrale du Congo offre à la population », a-t-il déclaré, rappelant que la valorisation de la monnaie nationale est un acte de souveraineté autant qu’un levier de développement.
S’appuyant sur les acquis de la période 2010–2015, marquée par une relative stabilité du CDF, Wameso estime que la situation actuelle s’inscrit dans une dynamique durable. Pour lui, une monnaie forte est le reflet d’une économie confiante et disciplinée.
L’appréciation du franc congolais, ajoute-t-il, représente un « soulagement pour le peuple congolais », longtemps éprouvé par l’érosion du pouvoir d’achat. Le gouverneur appelle désormais la population à « raisonner et planifier en francs congolais », un geste de confiance qui, à terme, devrait ancrer la stabilité dans les habitudes économiques du pays.
Les membres de la commission Ecofin ont salué la clarté, la transparence et la rigueur des
explications du gouverneur. Depuis son arrivée à la tête de la BCC, André Wameso s’attache à institutionnaliser une culture de la redevabilité, en rendant régulièrement compte des choix monétaires et de leurs implications sur la vie nationale.
Une démarche qui rompt avec les pratiques antérieures et installe progressivement la Banque centrale comme pilier de la stabilité macroéconomique et acteur central de la souveraineté économique congolaise.
En consolidant les réserves, en veillant à la discipline monétaire et en cultivant la transparence, la BCC, sous la houlette de Wameso, veut faire du franc congolais plus qu’une simple unité de compte : un symbole de fierté nationale.
Cette stratégie, fondée sur la stabilité, la pédagogie économique et la confiance institutionnelle, pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire monétaire récente de la RDC.
« Le franc congolais demeure un symbole fort de la souveraineté nationale que les élus du peuple sont invités à défendre et à promouvoir », a insisté André Wameso, concluant son intervention sous les applaudissements d’élus convaincus.
Ne Kakinankaziko Mayola
