ÉCONOMIE: TED BELESHAY crève l’abcès sur la problématique du retard de paiement des fonctionnaires.
Alors que le débat s’enflamme et défraie la chronique économique et politique en République Démocratique du Congo sur le retard constaté dans le paiement des fonctionnaires de l’État, les réflexions ne cessent de pleuvoir. La toute dernière nous vient d’un expert comptable et économiste rompu.
Dans une analyse incisive, Ted Beleshay Kasanda aborde cette problématique à travers le prisme de la trésorerie publique. Il met en lumière l’illogisme de lier ces retards à l’appréciation monétaire, en expliquant la nécessité de comprendre les flux de recettes et de dépenses. En évoquant les différentes équations financières, il propose des solutions pragmatiques pour remédier à notre déficit actuel, telles que la compression des dépenses ou l’augmentation des recettes, afin de rétablir l’équilibre financier nécessaire à la santé économique du pays.
Lisez ci-dessous l’analyse de Ted Beleshay Kasanda.👇👇
Lier le problème actuel de trésorerie de nos finances publiques à l’appréciation de notre monnaie est un non sens économique et tous les chiffres le prouvent.
Toute trésorerie a deux agrégats (flux) à gérer :
1. Entrées (recettes)
2. Sorties (dépenses)
De ces deux agrégats ressortent 3 équations :
1) Entrées supérieures aux sorties = Excédent de trésorerie ;
2) Entrées inférieures aux sorties = déficit de trésorerie ;
3) Entrées égales aux sorties = situation d’équilibre.
L’Etat actuel de notre trésorerie correspond à l’équation 2) on a un déficit de trésorerie il est recommandé de le financer sainement par l’emprunt interne ou externe, le gouvernement a décidé de le financer par l’emprunt interne d’où l’émission des bons de trésor un moyen sain de financement de déficit de trésorerie qui préserve le cadre macroéconomique, aussi un instrument direct de politique monétaire (politique restrictive), il va sans dire que le financement malsain serait de tourner la planche à billet.
Cela étant dit, Il est souhaitable soit de compresser les dépenses (ce qui est plus adapté dans notre cas) ou augmenter les recettes pour arriver à l’équation 1) ou 3).