La dernière sortie médiatique de Colette Braeckman a résonné comme un écho salutaire dans un paysage médiatique souvent brouillé par la désinformation. Avec la lucidité qu’on lui reconnaît, la célèbre journaliste belge spécialiste de la politique congolaise rappelle une évidence que beaucoup refusent d’admettre : la paix au Congo ne viendra ni des armes ni des pressions étrangères, mais d’un sursaut intérieur fondé sur le dialogue et la souveraineté retrouvée.
Depuis plus de vingt ans, le peuple congolais a appris à reconnaître les faux amis et les véritables artisans de la déstabilisation. L’époque où certains régimes voisins dictaient leurs conditions à Kinshasa semble désormais révolue. Comme le souligne Braeckman, Paul Kagame ne peut plus se cacher derrière la culpabilité historique de la Belgique pour justifier une politique d’ingérence devenue intenable. L’“épine plantée dans son propre pied”, pour reprendre son expression, illustre l’échec d’une ambition régionale qui se heurte aujourd’hui à un Congo décidé à se tenir debout.
Sous la présidence de Félix Tshisekedi, la République Démocratique du Congo n’a certes pas effacé tous ses défis, mais elle a réaffirmé quelque chose de plus précieux encore : sa dignité nationale. Kinshasa parle désormais d’une seule voix, celle d’un pays qui refuse d’être réduit au rôle de spectateur dans son propre destin.
Ce que d’aucuns qualifient de “régime” relève en réalité d’une transition assumée vers la fierté et la responsabilité. Le peuple congolais a choisi de miser sur l’unité plutôt que sur la division, sur la patrie plutôt que sur la peur. Ce soutien ne se limite pas à un homme, mais à une vision : celle d’un Congo maître de lui-même, libre de ses choix et insensible aux injonctions des puissances extérieures.
Face aux manœuvres diplomatiques et aux campagnes d’intoxication, le message reste limpide : la RDC n’est ni à vendre, ni à dompter. Tant que Félix Tshisekedi incarnera cette résistance pacifique et cette détermination nationale, le peuple congolais continuera de se tenir debout — du côté de la vérité, du droit et de la patrie.
Ne Kakinankaziko Mayola
