Arrivée ce mardi 24 décembre à Kananga,chef-lieu de la province du Kasaï central, ville marquant le début de son itinérance dans l’espace Kasaï, le chef de l’État Félix Tshisekedi a été accueilli dignement par la population de Kananga.

Dès son atterrissage, après avoir été accueilli au pieds de l’avion par les officiels et quelques cadres de l’UDPS Tshisekedi délégués par le SG ai Déo Bizibu Balola pour une mobilisation tous azimuts, le chef de l’État s’est dirigé à la place de l’indépendance où il a communié avec la population katangaise venue nombreuse pour écouter le président de la République.

Dans son discours, le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est livré à cœur ouvert aux Katangaises et Katangais.
Au sujet de l’épineuse question du changement de la constitution, le chef de l’État est resté catégorique.
« Si vous voulez qu’on change la constitution, on va la changer. C’est à vous d’en décider. Si vous voulez qu’elle reste ainsi, elle restera. Faites attention avec nos frères qui viennent vous dérouter, les mêmes qui ont longtemps travaillé avec ceux qui ont détruit ce pays » a-t-il déclaré.
Cette déclaration met en lumière l’importance de la participation de la population dans la prise de décisions politiques qui les concernent.
Fixant les Kanangais sur les projets lancés dans la province du Kasaï-Central, le Président de la République, très serein, a laissé entendre sa détermination à réaliser ces projets avant la fin de son deuxième mandat.
» Observez-moi comment je vais travailler pendant les 5 ans à venir. Je rentrerai ici, pour vous demander si vous êtes content. Et si vous n’êtes pas satisfait, alors jetez-moi des pierres », a-t-il ajouté.
Des mots qui relèvent une volonté de rendre compte au souverain primaire.
Abordant les contraintes rencontrées pour le lancement du barrage de Katende, le chef de l’État a tout simplement demandé la bénédiction des chefs coutumiers.
Pour clore son discours, Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi a souhaité un joyeux Noël aux Kanangais, avec qui il a échangé durant près de 2 heures.
