Alors que Félix Tshisekedi envisage d’évaluer ses ministres et de procéder à un remaniement du gouvernement, l’aile Kabuya de l’UDPS est résolue à le mettre sous pression.
Une motion de défiance visant le ministre Gisaro a été déposée de manière brutale et sous menace par le bras séculier d’Augustin Kabuya, Amisi Makutano, président autoproclamé de la ligue des jeunes de l’UDPS. Augustin Kabuya est furieux et ne digère pas ce qu’il considère comme de l’ingratitude de la part du Président de la République Félix Tshisekedi, qui aurait ignoré les listes qu’il avait soumises pour la formation du gouvernement.
Il s’est donc efforcé de vider le gouvernement de ceux qui appartiennent à l’UDPS afin de forcer le chef de l’État à procéder au remaniement. Cette situation est susceptible de provoquer une nouvelle crise que l’ancien leader de Limete tentera d’exploiter pour sauvegarder son poste de secrétaire général de l’UDPS, même s’il ne dirige plus qu’un petit groupe de mandataires.
Malgré ses tentatives désespérées pour s’attirer les faveurs du Chef de l’État, notamment en proposant une révision constitutionnelle, Kabuya se heurte au refus catégorique de la Haute Autorité de Référence du Parti.

Il devra faire face à une nouvelle adversité et au mécontentement de ses anciens collègues déterminés à lui forcer la main. Entre les promesses de campagne, les révisions constitutionnelles et les demandes des proches, la situation devient de plus en plus explosive.
Après la déclaration de la Présidence de l’Udps du dimanche 24 novembre lue par le Porte-parole S.A Kalenga, appelant les députés élus sur la liste Udps et veux des mosaïques à se désolidariser de cette initiative qui n’a que pour seul mobile les intérêts égoïstes.
Les différentes formations politiques sociétaires de l’Union Sacrée invitent leurs élus à ne pas voter cette motion pour sauvegarder la cohésion au sein de l’Unio Sacrée. Après le Mlc, la cinquième force politique du Pays, le 2A/RDC, forte de ces 25 élus dit se désolidariser de la motion de défiance initiée par un groupe de députés contre le ministre d’état chargé des Infrastructures, Alexis Gisaro.
Dans une déclaration rendue publique, le président de ce groupe parlementaire, le député national John Banza Lunda, indique que cette décision a été prise à l’issue d’une réunion extraordinaire.
Il précise par ailleurs que cette motion n’a pas reçu l’aval notamment du président de la République, autorité morale de l’Union sacrée de la nation.
Qui vivra verra
Ne Kakinankaziko Mayola
