C’est une brèche dans les rangs du M23-AFC. Trente-huit de ses combattants ont choisi, lundi 20 octobre, de se rendre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au sein de la 34ᵉ Région militaire basée dans l’Est du pays. Un signe encourageant pour Kinshasa, qui voit dans ces redditions successives un essoufflement du mouvement rebelle soutenu par Kigali.
Selon le Major Dieudonné Kasereka, porte-parole de la 34ᵉ Région militaire, ces combattants proviennent des territoires de Rutshuru, Masisi et Walikale (Nord-Kivu), ainsi que de Kalehe (Sud-Kivu). Beaucoup d’entre eux seraient d’anciens civils enrôlés de force par le M23-AFC, mais aussi d’ex-soldats des FARDC et des policiers kidnappés à Goma et Bukavu, contraints de rejoindre la rébellion.
Les ex-combattants ont été pris en charge et transférés vers un site sécurisé, précise le porte-parole militaire, qui appelle les autres insurgés à « suivre le même exemple » en déposant les armes. « L’armée régulière reste ouverte à tous ceux qui décident de revenir dans la légalité », a-t-il insisté.
Alors que la tension reste vive dans les collines de l’Est, ces redditions viennent conforter la stratégie gouvernementale d’affaiblissement progressif des groupes armés par la voie de la persuasion et du désarmement volontaire. Un signal que le gouvernementt espère voir s’amplifier dans les jours à venir, alors que la traque contre les poches rebelles se poursuit sur plusieurs fronts.
Ne Kakinankaziko Mayola
