À Kaniama Kasese, dans le Haut-Lomami, un vent d’espoir souffle sur les vastes plaines autrefois délaissées. Sous l’impulsion du général Jean-François Kasongo Kabwik, le Service national transforme ce coin de brousse en un véritable laboratoire du développement : Mandala City, une cité modèle sortie de terre grâce aux mains d’anciens « kuluna », ces jeunes jadis redoutés des rues kinoises, aujourd’hui devenus bâtisseurs de la République.
Symbole éclatant de la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo — celle d’une jeunesse réhabilitée, réorientée et productive —, Mandala City incarne le pari réussi de la réinsertion par le travail et la discipline. Là où régnaient jadis l’oisiveté et la désespérance, s’élèvent désormais des infrastructures ultramodernes : des villas spacieuses (certaines de plus de 70 chambres), un hôpital dernier cri prêt à fonctionner, des installations sportives, et un complexe administratif en chantier.
Ce dernier, conçu pour accueillir des réunions gouvernementales de haut niveau, comprendra notamment une salle de conférences, un espace pour le Conseil des ministres et même un bureau réservé au Chef de l’État. Une première dans l’histoire du Service national, qui marque la volonté de rapprocher les institutions du terrain.
« Le président de la République pourra venir ici, à tout moment, et travailler dans des conditions dignes de sa fonction », confie fièrement le général Kasongo Kabwik, visiblement ému par les avancées de ce projet qu’il conduit avec rigueur et foi.

Mais au-delà des bâtiments, c’est une révolution agricole et pastorale qui prend racine. Le cheptel est passé de 4 000 à plus de 6 000 têtes de bétail, avec un objectif de 10 000 d’ici 2026. Les champs, jadis arides, verdissent à nouveau grâce à l’engagement des jeunes formés sur place.
Dans un pays en quête de modèles concrets, le Service national s’impose comme une success story congolaise. En redonnant à la jeunesse sa dignité et à la nation sa fierté productive, le général Jean-François Kasongo Kabwik prouve qu’avec volonté, discipline et vision, le rêve d’un Congo fort et prospère n’est pas qu’un slogan — mais une réalité en marche.
Ne Kakinankaziko Mayola
