Le ton est ferme, la ligne claire. Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a annoncé, samedi 18 octobre, une mesure forte : le retrait pur et simple des fréquences de tous les médias appartenant, directement ou indirectement, à des personnes affiliées à des groupes qualifiés de terroristes. Une décision qui marque un tournant dans la régulation du paysage médiatique congolais.
Dans une communication relayée sur les réseaux sociaux, le patron du CSAC a déclaré vouloir saisir la plénière de l’institution, avec le soutien du Bureau du Conseil, pour traduire cette annonce en acte. Sa mise en garde s’adresse à tous les médias opérant en République démocratique du Congo, qu’ils soient publics, privés, nationaux ou internationaux.
« Il est formellement interdit d’offrir une tribune, sous quelque prétexte que ce soit, à ceux qui sèment la mort, la peur et la désolation dans notre pays. Donner la parole aux terroristes, c’est trahir la République », a martelé Christian Bosembe.
Le message ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Pour le président du CSAC, la liberté de la presse ne saurait être dévoyée en “liberté de nuire”. Aucune excuse, aucun plaidoyer ne sera recevable pour ceux qui se rendraient complices — volontairement ou non — de la propagande des groupes armés qui endeuillent l’Est du pays.
En appelant les dirigeants de médias à la responsabilité patriotique, Bosembe les exhorte à passer leurs structures au peigne fin : identifier, dénoncer et écarter tout actionnaire ou partenaire en lien avec des réseaux terroristes. Une exigence que le CSAC compte faire respecter avec la rigueur qu’impose la gravité du contexte sécuritaire.
« Nous ne céderons pas aux caprices de ceux qui détruisent nos enfants et profanent nos villages », a-t-il insisté, réaffirmant la vigilance du CSAC et la détermination des institutions à préserver la souveraineté informationnelle du pays.
Cette annonce, saluée dans plusieurs cercles politiques et civiques, s’inscrit dans la continuité du combat mené par Christian Bosembe depuis plusieurs mois pour assainir le secteur médiatique et empêcher toute instrumentalisation des ondes au profit de causes anti-nationales.
En somme, le CSAC veut replacer les médias au cœur de leur mission première : informer, éduquer et unir, non pas diviser ou fragiliser la République. Une posture de fermeté que d’aucuns considèrent comme un signal fort d’un État qui assume enfin sa souveraineté face aux dérives informationnelles.
Ne Kakinankaziko Mayola
