Kinshasa tient enfin son grand rendez-vous avec l’Amérique. À l’occasion du Forum économique USA–RDC, plus de 220 entreprises américaines ont confirmé leur intention d’investir dans plusieurs secteurs stratégiques du pays. En toile de fond : un partenariat gagnant-gagnant voulu et porté par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, décidé à faire du Congo un acteur majeur de l’économie africaine du XXIᵉ siècle.
Selon les premières projections, près de 200 milliards de dollars d’investissements sont en ligne de mire, un signal fort qui témoigne de la confiance retrouvée entre Kinshasa et ses partenaires occidentaux. Loin des promesses creuses souvent entendues dans les salons internationaux, cette fois, il s’agit de projets concrets, structurants et créateurs d’emplois.
« La RDC n’est pas un pays à plaindre, mais un pays d’opportunités », a martelé le chef de l’État congolais devant un parterre de décideurs économiques américains conquis par le ton et la vision du président.
Sous l’impulsion de Tshisekedi, Kinshasa entend s’affirmer comme un hub économique régional, tirant profit de son potentiel agricole, minier et énergétique. Le gouvernement mise notamment sur la valorisation des chaînes locales de production, l’agro-industrie durable et la transformation sur place des ressources naturelles — un tournant assumé vers la souveraineté économique.
Les discussions ont également porté sur la coopération technologique, les infrastructures de transport, les énergies renouvelables et le secteur numérique, autant de leviers destinés à booster la croissance et à résorber le chômage chez les jeunes Congolais.
« Le sol congolais est riche, fertile et n’a nul besoin de produits chimiques pour nourrir son peuple », a rappelé un membre du gouvernement, soulignant la volonté du pays de promouvoir une agriculture biologique et respectueuse de l’environnement.
Entre Washington et Kinshasa, un vent nouveau souffle. Et cette fois, ce n’est pas un slogan : c’est une dynamique, celle d’un Congo qui s’assume, qui séduit et qui attire.
Le pari du grand bâtisseur Tshisekedi ? Transformer le potentiel en prospérité. Et il est bien parti pour le réussir.
Ne Kakinankaziko Mayola
