La ville de Mbujimayi, jadis confrontée à de graves problèmes d’approvisionnement alimentaire, connaît aujourd’hui un véritable tournant. La mesurette de maïs, communément appelée « meka », qui était précédemment vendue à des prix exorbitants dépassant les 10 000 FC, se négocie désormais entre 2 500 et 3 000 FC sur le marché. Cette revue à la baisse apporte un soulagement immense aux habitants, particulièrement en cette période de surchauffe économique.
En dépit des pronostics alarmistes qui prévoyaient une flambée des prix, Mbujimayi parvient à maintenir des tarifs étonnamment stables pour le maïs. Cette situation est d’autant plus remarquable lorsque l’on considère que la « meka » pouvait atteindre jusqu’à 18 000 francs lors des mêmes périodes par le passé. Aujourd’hui, les familles peuvent enfin espérer une forme de sécurité alimentaire qui leur était longtemps refusée.
Derrière cette stabilisation des prix se cache un travail de fond mené avec rigueur par le Service National. En s’engageant dans un approvisionnement massif et constant des marchés de Kananga et Mbujimayi depuis trois ans, ce service a réussi à briser le cycle de spéculation qui pesait sur le marché. Cette initiative stratégique a permis non seulement de rendre le maïs accessible, mais aussi de redonner aux familles la possibilité de respirer face à une crise alimentaire persistante.
Le Service National, structure rattachée à la présidence de la République, a mis en œuvre une stratégie multidimensionnelle pour juguler l’inflation sur cette céréale essentielle. Le renforcement significatif du parc d’engins agricoles a permis l’extension des surfaces cultivables, particulièrement dans la zone de Kaniama-Kasese, devenue le nouveau grenier de la province.
La politique agricole mise en place a produit des résultats tangibles : Mbuji-Mayi dispose actuellement de six entrepôts contenant un stock dépassant les 10 000 tonnes de maïs. Cette abondance a créé une situation économique inédite où l’offre dépasse désormais la demande, inversant complètement la dynamique des marchés précédente. « Les transactions se déroulent maintenant avec une fluidité remarquable, les acheteurs viennent et repartent sans difficulté », témoigne un agent du Service National.
La rupture avec l’ancien système de commercialisation constitue l’un des aspects les plus innovants de cette politique. Le Service National a démantelé les circuits de revendeurs intermédiaires qui maintenaient artificiellement des prix élevés. Cette mesure courageuse a permis de rendre le service plus expéditif et surtout plus accessible aux populations vulnérables. La sécurité alimentaire au Kasaï-Oriental s’en trouve renforcée, alors que le maïs représente l’aliment de base pour une majorité de ménages.
Ainsi, la réussite du Service National dans la régulation des prix du maïs à Mbujimayi constitue un exemple concret d’intervention efficace. Cela démontre comment des efforts coordonnés peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie des citoyens. Alors que le chemin reste encore long, cette avancée est un vrai motif d’espoir pour l’avenir alimentaire de la région. Les habitants peuvent désormais envisager des jours meilleurs, libérés du carcan de la spéculation.
Ne Kakinankaziko Mayola
