Il s’observe depuis la semaine du lundi 22 septembre 2025 que la monnaie nationale de la République démocratique du Congo (FC) s’est appréciée sur le marché de change, passant de 2.950 FC pour un dollar américain à l’achat et 2.850 à 2.550 voire 2.600 FC à la vente du dollar sur le marché parallèle.
Ce fléchissement de la monnaie américaine sur le marché de change a résulté de l’opération par la Banque Centrale du Congo (BCC) de la vente de devises pour un montant 50 millions USD, en date de 18 août 2025, au taux de change de 2.776 CDF contre 1 USD aux banques commerciales dans le but de stabiliser la monnaie nationale.
Cette mesure a témoigné de l’engagement de la BCC à soutenir le marché de change, renforcer la confiance des acteurs économiques et protéger le pouvoir d’achat des ménages.

Depuis plusieurs jours, les marchés de Kinshasa enregistrent une baisse généralisée des prix des produits de première nécessité. Sucre, riz, maïs, huile, ciment et sel de cuisine affichent des niveaux un peu plus abordables, conséquence directe de l’appréciation du Franc congolais face au dollar américain.
Sur le marché parallèle, la devise américaine s’échange désormais entre 2.500 francs et 2.600 francs congolais, contre plus de 3.000 francs congolais il y a quelques semaines.
Cette tendance est le fruit d’une double dynamique : d’une part, l’augmentation de l’offre en devises, due à une sortie nette de dollars surpassant les entrées, ce qui renforce la liquidité en devise. D’autre part, on peut également attribuer ce succès à une intervention de la Banque Centrale du Congo (BCC), qui a absorbé une partie de la masse monétaire, entraînant ainsi une diminution de la demande locale en dollar..
L’impact immédiat de l’appréciation du Franc congolais s’est manifesté sur les prix des produits importés. Par exemple, un sac de maïs de 50 kg a chuté de 230 000 francs à 170 000 francs congolais, tandis que la mesurette (ekolo) est passée de 3 500 à 2 200 CDF. De même, le sac de riz de 25 kg a vu son prix baisser de 65 000 à 55 000 CDF, et la semoule de maïs se vend actuellement entre 47 000 et 49 000 CDF, comparativement à 65 000 CDF auparavant.
Un bidon d’huile de marque Regina qui se négociait à 32 000 CDF se vend présentement à 28 000 CDF. Le carton de tomates Lion est passé de 50 000 à 43 000 CDF, et le sac de ciment gris, qui se vendait à 30 000 CDF, coûte désormais entre 26 000 et 27 000 CDF. De plus, le sac de farine de 45 kg (midema) est passé de 98 000 CDF à 93 000 CDF. Le sac de sucre de 45 kg se négocie maintenant à 42 000 CDF, contre 50 000 CDF il y a quelques jours.
En ce qui concerne les services, l’évolution est plus lente. Les forfaits internet affichent une légère diminution : le giga qui était vendu à 3 000 CDF est maintenant proposé à 2 800 CDF chez Orange Money, tandis que le forfait de 2 gigas a baissé de 3 400 CDF à 3 360 CDF. La baisse des prix pour les denrées fraîches se manifeste de manière un peu plus timide.
Cette baisse des prix des denrées est largement saluée par les Congolais, car elle apporte un soulagement appréciable aux ménages en ces temps économiques difficiles. Les familles, souvent confrontées à une hausse généralisée du coût de la vie, peuvent désormais faire face à leurs besoins essentiels avec une plus grande aisance. Ce recul des prix renforce non seulement le pouvoir d’achat des Congolais, mais contribue également à améliorer leur qualité de vie. De nombreux consommateurs expriment leur satisfaction, espérant que cette tendance se poursuivra et se généraliserait à d’autres secteurs, permettant ainsi un réel répit pour les citoyens. En outre, cette dynamique pourrait stimuler la consommation locale, favorisant ainsi le développement économique du pays.
Ne Kakinankaziko Mayola
