À l’occasion de la Journée Internationale des droits de la femme, célébrée le 31 juillet de chaque année, le Centre de Formation professionnelle Filles du Roi a inauguré la première édition du Projet « Mwasi ya Lokumu ». Cet événement a été marqué par la remise de brevets à une trentaine de femmes veuves, de filles-mères et d’autres personnes en situation de vulnérabilité, à l’issue d’une formation modulaire ambulatoire de près de dix jours.

Une cérémonie riche en émotions s’est tenue au siège du Centre, réunissant des autorités politico-administratives, des représentants du ministère de la Formation professionnelle, ainsi que des invités de marque, dont le Docteur Nsiala N’Kula Médard, membre de l’Exécutif National de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social.

Après une prière, l’exécution de l’hymne national et des mots de bienvenue de la part du modérateur, plusieurs orateurs se sont succédé sur scène, partageant leurs réflexions sur l’importance de cette initiative.Dans son discours, M. Kalunga Nsiala Hélène, Coordinatrice du Projet, a souligné l’importance de ce projet à long terme. Experte en éducation, formation professionnelle et autonomisation des femmes, elle a expliqué les motivations sous-jacentes à la création de « Mwasi ya Lokumu ».
Son objectif est d’offrir aux participantes des compétences artisanales précieuses et monétisables, en posant ainsi les bases d’une insertion socio-professionnelle solide. Comme elle l’a souligné, « le projet vise à restaurer la dignité des femmes et à promouvoir leur autonomisation ».
De plus, elle a rappelé que « Mwasi ya Lokumu » ne se limite pas à une seule session de formation, mais aspire à s’étendre à travers les communes de Kinshasa et, idéalement, à toutes les vingt-six provinces de la République Démocratique du Congo (RDC).
M. Sylvie Ifeka Sharma, promotrice du Centre, a également pris la parole pour donner une conférence inspirante sur « l’entrepreneuriat féminin pour l’autonomisation de la femme ». Son message principal était clair : la formation professionnelle est essentielle pour favoriser l’autonomie des femmes.

Loin d’être un simple échange de connaissances, elle a agi comme un véritable catalyseur de changement. Au-delà des concepts théoriques, cette formatrice en entrepreneuriat a encouragé les lauréates à transformer les compétences acquises en opportunités d’affaires concrètes, illustrant comment la création d’entreprises est synonyme de liberté.
Elle a également exhorté les participantes à approfondir les compétences acquises afin de se faire une place significative dans leurs secteurs d’activité.
L’Inspecteur Principal Provincial de Kinshasa-Est, M. Pacifique Tuone, a salué cette initiative tout en promettant le soutien institutionnel du ministère, un appui crucial pour la pérennité de telles actions.

Pour clore en beauté cette journée mémorable, une cérémonie de remise des brevets par l’Inspecteur Principal Provincial a été suivie d’une visite guidée des stands, où les apprenantes ont démontré leurs compétences nouvellement acquises.
La première édition du projet « Mwasi ya Lokumu » ne représente pas seulement une célébration, mais le début d’un parcours vers l’autonomisation des femmes en RDC. Grâce à des actions concrètes, le projet aspire à provoquer un changement sociétal significatif.
Désormais armées de compétences pratiques et de soutien institutionnel, les participantes sont prêtes à faire la différence.
Ne Kakinankaziko Mayola
