En prélude à la Journée internationale de la sage-femme célébrée chaque le 5 mai, la Fondation Imhotep, par l’entremise de sa branche Imhotep Training Center, a organisé une conférence dans son siège à Kinshasa, réunissant plus de 20 médecins issus de différentes zones de santé, autour d’un thème très enrichissant : « L’échographie au cœur du diagnostic de l’infertilité féminine et du développement de la grossesse », notamment la technique prometteuse dans le domaine de la gynécologie : l’HYFOSY (Hystéro Salpingo Foam Sonography), une nouvelle approche pour examiner les trompes de Fallope des femmes confrontées à l’infertilité.
Lors de la conférence animée par le Dr Polydor Massamba, spécialiste en gynécologie obstétrique mais également docteur en Biotechnologie, un accent particulier a été mis sur l’importance de cette innovation médicale venue tout droit des Etats-Unis. « Avec un kit et un échographe portable, cet examen peut être effectué même dans des endroits reculés », a-t-il expliqué. Cette caractéristique est particulièrement significative pour les femmes vivant dans des zones dépourvues de ressources médicales avancées.
A l’en croire, la technique HYFOSY permet aux médecins de déterminer la perméabilité des trompes de Fallope chez les femmes en âge de procréer qui rencontrent des difficultés à concevoir. Cela représente un progrès remarquable dans la prise en charge de l’infertilité, tant pour le diagnostic que pour le suivi des patientes.
Cette formation a également abordé le rôle essentiel de l’échographie obstétricale tout au long de la grossesse, soulignant son importance dans la gestion globale de la santé des femmes. Les intervenants ont concordé sur le fait que ces outils modernes doivent devenir accessibles à tous les professionnels de santé, renforçant ainsi la qualité des soins apportés aux femmes.
Selon le Dr Denis Matanda, Initiateur et coordonnateur de la Fondation Imhotep, l’HYFOSY n’est pas seulement crucial pour le traitement des patientes ; c’est également un pas en avant pour toute la profession médicale congolaises. “Nous devons nous adapter aux avancées de la médecine pour explorer les causes de stérilité avec moins de douleur et d’invasivité,” a-t-il affirmé.

Le Dr Charonne Miwidiku, Secrétaire exécutif de la Fondation Imhotep, a souligné l’importance de sensibiliser le personnel médical à la croissance continue du taux d’infertilité en RDC. Il a affirmé qu’il était impératif pour le personnel médical de s’informer et d’adopter les normes internationales pour assurer une prise en charge adéquate. De plus, il a annoncé que d’autres sessions de sensibilisation seront organisées à Kinshasa pour éduquer la population sur cette méthode innovante.
Les participants ont convenu à leur tour que la formation continue, la collaboration et la sensibilisation sont essentielles pour améliorer la prise en charge de l’infertilité en RDC afin d’offrir de meilleures perspectives aux femmes qui en souffrent.

Il sied de souligner qu’à travers cette initiative, la Fondation Imhotep marque un pas décisif vers l’amélioration de la prise en charge de l’infertilité en République Démocratique du Congo. À l’approche de la Journée mondiale de la sage-femme le 5 mai, ces efforts témoignent d’un engagement fort envers un avenir où chaque femme pourra bénéficier d’un accès aux soins nécessaires pour concevoir et mener à terme une grossesse en toute sécurité.
Cellcom Fondation Imhotep
