Sept années presque depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est entrain de réaliser l’une des principales promesses électorales. Ce jeudi 04 décembre à Washington, le chef de l’État congolais a réussi à sceller un accord de paix historique avec son homologue rwandais, Paul Kagame, sous l’égide du Président américain, Donald Trump. Cette signature, qui marque une étape cruciale dans les efforts pour instaurer la paix dans l’Est de la RDC après trois décennies de conflits, témoigne de la détermination de Félix-Antoine Tshisekedi à mettre fin à une crise sécuritaire exacerbée par des ingérences extérieures.
L’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, dit accord de Washington, a été accueilli avec un optimisme prudent tant à Kinshasa qu’à Kigali. Paul Kagame, soulignant l’importance de cet accord, a déclaré : « Ce texte nous donne tout ce qu’il faut pour mettre un terme à ces conflits, une fois pour toutes ». Un message fort qui résonne comme un appel à la responsabilité partagée des deux nations, l’ombre des conflits passés planant encore dans l’esprit des populations de l’Est congolais.
Dans une atmosphère de tension historique, où les relations entre la RDC et le Rwanda ont été marquées par des accusations d’agression sous divers régimes (AFDL, CNDP, M23), cette initiative diplomatique est à saluer. Le président rwandais, tout en espérant un succès mutuel, a averti que « si les choses ne se passent pas comme prévu, la responsabilité nous incombera », un engagement fort qui appelle à une vigilance de la part des deux pays pour assurer le respect des termes de l’accord.
Pour sa part, Félix Tshisekedi a fait preuve d’une grande détermination et d’un sens des responsabilités, affirmant devant les journalistes à Washington : « La RDC fera le nécessaire pour honorer tous les engagements découlant de cet accord ». Confiant dans la mobilisation de ses ressources nationales, il a ajouté : « Nous espérons que le Rwanda fera également preuve du même sérieux lorsqu’il s’agira de respecter cet accord ».
L’écho de ces paroles résonne comme une promesse d’un avenir meilleur, non seulement pour la RDC, mais aussi pour toute la région des Grands Lacs, éprouvée par des décennies de malheurs. « La RDC jouera pleinement son rôle », a-t-il rassuré, tout en faisant preuve d’une vigilance inédite face aux défis à venir.
« Nous ne serons pas pessimistes, mais résolument optimistes », a-t-il conclu, galvanisant l’espoir d’un peuple éreinté par les tumultes de l’histoire.
La route vers la paix ne sera pas simple, mais avec des dirigeants engagés, le peuple congolais peut croire en un avenir sans conflit. Le monde entier observe ces développements avec intérêt, espérant que cette lueur d’espoir se transformera en lumière durable pour la paix dans l’Est de la RDC, enfin libérée du spectre des violences et des ingérences.
Après avoir salué ce qu’il qualifie d’accord d’historique, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est montré très rassurant quant à la matérialisation de ces engagements pris par les deux parties antagonistes.
Peu avant cette signature solennelle, les deux chefs d’État étaient reçus séparément à la maison Blanche puis réunis en tripartite, accompagnés de leurs ministres des affaires étrangères.
Les présidents Angolais, burundais, kenyan, togolais, le vice-président ougandais, le président de la commission de l’Union Africaine, le ministre des affaires étrangères des Emirats Arabes Unis et celui du Qatar ont rehaussé de leurs présences ces moments historiques comme témoins.
Ne Kakinankaziko Mayola
