L’Assemblée nationale a donné son feu vert au Projet de Loi de Finances (PLF) pour l’exercice 2026, voté à environ 26,5 milliards de dollars américains. Un budget jugé historique, porté par une enveloppe totale de 59 021 milliards de francs congolais (CDF), selon les chiffres relayés par les sources parlementaires.
Présenté mardi 18 novembre par la cheffe du gouvernement Judith Suminwa Tuluka, le projet de loi des Finances a été transmis à la commission économique et financière puis au contrôle budgétaire. Cette dernière dispose d’un délai de 14 jours pour un examen approfondi avant le rapport en plénière. Après validation, le texte sera transféré au Sénat pour une seconde lecture, dans une logique de consolidation de la souveraineté nationale.
Si ce projet du budget, représente une hausse notable de 16 % par rapport au budget rectificatif 2025, qui s’élevait à 50 692 milliards de CDF. Pour Suminwa, ce niveau budgétaire n’est pas seulement une réponse à des besoins pressants: il s’agit d’un levier pour stabiliser les fondements économiques tout en posant les jalons d’une diversification durable.
La Loi de Finances s’articule autour d’un équilibre entre recettes et dépenses, tout en prévoyant une marge de manœuvre face aux aléas économiques. Cinq axes prioritaires structurent la répartition des ressources: sécurité et défense, affaires économiques, éducation, santé et protection sociale. Dans ce cadre, près de 30 % du budget est dédié au renforcement des capacités des forces de défense, tandis que des investissements substantiels visent à dynamiser l’agriculture et les infrastructures via des projets stratégiques.
Le budget général se monte à 53 654 milliards de CDF, avec des enveloppes significatives pour plusieurs secteurs: l’éducation bénéficierait de 6 657 milliards de CDF, afin d’améliorer la gratuité de l’enseignement et les infrastructures scolaires; la santé se verrait allouer 5 579 milliards de CDF pour renforcer la couverture santé universelle. Ce PLF, ambitieux et délicat, doit désormais franchir l’étape du Parlement, qui demeure le garant du futur économique et social de la RDC.
Ne Kakinankaziko Mayola
