Depuis quelques temps, plusieurs Congolais se posent la question de savoir ce qu’est devenu l’Accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington entre le ministre des affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe et sa collègue de la RDC, Madame Wagner Kayikuamba. Lors du dernier briefing organisé par le ministre congolais de la communication de concert avec son collègue de l’intégration régionale, monsieur Anzuluni, la presse nationale invitée à cette cérémonie s’est également posé la même question.
Cet accord, on se le rappelle, était destiné à mettre fin au conflit armé meurtrier qui se déroule dans la partie orientale de la RDC .
En effet près de six mois après ladite signature, force est de constater que les armes ne se sont pas encore tues entre les deux parties au conflit. Pas plus quebtardb dans la nuit de dimanche 16 novembre à lundi 17 novembre 2025, les médias internationaux tels que RFI on fait écho d’un échange des tirs au Sud Kivu entre les FARDC appuyées par les Wazalendo et les terroristes du M23 soutenus par l’armée rwandaisse. Donc en un mot, il n’ y a encore aucune avancée sur terrain.
Et pourtant dans ses sorties médiatiques quelques jours avant l’attribution du Prix Nobel de la Paix, le Président américain, Donald Trump, avait indiqué avoir réussi à mettre définitivement fin à la guerre en RDC . Fantasme ? Deconnection ? Manipulation ? Toujours est – il que cet accord du 27 juin dernier n’est pas encore mis en application. Ou se situe le goulot d’étranglement?
La réponse est assez claire : le Rwanda joue du dilatoire. Son président Paul Kagame donne l’air d’être moins enclin à satisfaire aux principaux mécanismes contenus dans ledit accord, notamment le retrait du Congo des troupes armées rwandaises et de la.neutralisation des FDLR.
Car à moins qu’il y soit contraint par la force, on ne voit pas Kagame ordonner volontairement et de gaité de cœur le départ de ses soldats du Congo. La réponse sèche de son ministre des affaires étrangères à l’initiative d’Emmanuel Macron d’ouvrir l’aéroport de Goma prouve à suffisance que Kagame ne tient pas à se retirer du Congo. Ce monsieur mène à l’Est de notre pays une guerre de prédation, une guerre économique qui constitue. Pour lui un business qui lui permet de piller à sa guise les minéraux du sous sol congolais. Et donc il n’est pas prêt à se retirer de la RDC.
Et c’est ici l’occasion de féliciter le ministre congolais, Patrick Muyaya, lorsqu’il dit que » pas de retrait des troupes rwandaises pas de signature de l’Accord de paix définitif par le Président Félix Tshisekedi «
Oui, et ça c ‘ est presque une certitude, Kagame ne peut lâcher son morceau que sous pression, ceci arrive à l’heure où il a réussi à congoliser le conflit en mettant à la même table des négociations ses supplétifs du M23 .
Heureusement que le peuple congolais n’est pas dupe. Tout le monde, y compris les experts de l ‘ ONU, sait que ce mouvement terroriste est une étiquette, une simple émanation rwandaise.
Mais faut il pour cela enterrer l ‘accord de Washington ?
Non , il est trop tôt.pour porter un tel jugement. Autant continuer à donner une chance à la paix qui se négocie à Doha au Qatar où l’on espère que les huit protocoles qui y seront discutés par les négociateurs de deux parties déboucheront sur des résolutions contraignantes à l’endroit de Kigali.
En attendant le gouvernement de la République devrait avoir un plan B auquel recourir en cas de la roublardise du président rwandais. Parce que le langage que ce.monsieur semble comprendre reste pour le moment celui des armes.
