Alors que la succession de Vital Kamerhe aiguise les ambitions au sein de la majorité présidentielle, un nom s’impose peu à peu dans les couloirs du Palais du peuple : celui d’Aimé Boji Sangara. Ancien ministre d’État, ex-titulaire du portefeuille de l’Industrie et co-fondateur de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), ce fidèle de Kamerhe s’affirme désormais comme l’un des mieux placés pour présider la chambre basse du Parlement.
Selon plusieurs sources au sein de l’Union sacrée, le président Félix Tshisekedi verrait en lui un profil de continuité et d’équilibre. Rien d’officiel pour l’heure, mais les signaux politiques convergent : le député du Sud-Kivu, réputé pour sa rigueur et son sens du consensus, a su tisser un large réseau d’alliances. Dans les travées de l’hémicycle, on évoque déjà plus de 300 députés prêts à soutenir sa candidature.

Son retour à l’Assemblée nationale, après sa démission du gouvernement Suminwa, n’avait rien d’un simple retrait stratégique. En reprenant son siège, Aimé Boji a subtilement réorienté sa trajectoire politique vers le perchoir laissé vacant par son mentor, Vital Kamerhe.
Parmi les soutiens qui comptent, celui de l’honorable Gaborian Mboma, élu de Tshangu et Secrétaire interfédéral de l’UNC ville de Kinshasa, pèse lourd. « L’honorable Aimé Boji est le candidat du consensus », tranche-t-il. « Il incarne la stabilité, la discipline et la fidélité à la vision du président de la République. C’est un rassembleur, capable de renforcer l’unité au sein de l’Union sacrée. »
Le patron de l’UNC Kinshasa ne tarit pas d’éloges sur son champion : « l’honorable Boji incarne la loyauté et la méthode. Il est le mieux placé pour garantir la cohésion et redonner un nouvel élan à l’action parlementaire. » À ses yeux, le choix de ABS, comme le surnomment ses proches, serait à la fois un gage de continuité dans la lignée Kamerhe et un signe de loyauté envers Félix Tshisekedi, dont il partage la vision.
Dans les salons politiques de Kinshasa, les paris sont déjà ouverts. Et si la prudence reste de mise, un constat s’impose : Aimé Boji a pris une longueur d’avance. À moins d’un retournement de dernière minute, l’ancien ministre de l’Industrie semble désormais plus proche que jamais du perchoir.
Ne Kakinankaziko Mayola
