L’Assemblée nationale a validé, ce mardi, le retour remarqué d’Aimé Boji Sangara. L’ancien ministre de l’Industrie, élu de Walungu (Sud-Kivu), retrouve son siège à la Chambre basse après sa démission du gouvernement Sulinwa II, où il occupait l’un des portefeuilles stratégiques de la relance économique.
Ce come-back ne passe pas inaperçu. Proche de Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et figure centrale de la plateforme A/A-UNC, Aimé Boji apparaît aujourd’hui comme l’un des poids lourds du dispositif politique de l’Union sacrée. Plusieurs sources à Kinshasa le présentent déjà comme le favori pour succéder à Kamerhe au perchoir de l’Assemblée nationale, après la démission de ce dernier à la suite d’une pétition signée par plus de la moitié des députés nationaux.
D’après des indiscrétions proches du Palais de la Nation, le nom d’Aimé Boji figurerait en haut de la liste des choix du chef de l’État, Félix Tshisekedi, autorité morale de la coalition au pouvoir. L’homme, connu pour sa rigueur, sa discrétion et son sens du compromis, jouit d’une réputation d’intégrité qui séduit jusque dans les cercles les plus proches de la présidence.
À ses côtés, Jean-Pierre Kezamudru, ancien vice-ministre de l’Éducation et élu de Niangara (Haut-Uele), effectue également son retour à l’hémicycle, sous la même bannière politique.
Au-delà d’un simple réaménagement institutionnel, ces réintégrations traduisent une recomposition subtile des équilibres politiques au sein de la majorité. Dans les coulisses du Palais du peuple, le nom d’Aimé Boji cristallise déjà les attentes et les calculs d’un camp présidentiel en quête de stabilité et de cohésion à l’approche d’une nouvelle séquence parlementaire décisive.
Ne Kakinankaziko Mayola
