Je ne sais pas si tout le monde a la même perception que la mienne, mais c’est comme qui dirait, le Conclave des Forces politiques et sociales de Nairobi a du mal à cartonner. Les résolutions nées de ses entrailles et qui ont débouché sur la création du mouvement politique Sauvons le Congo n’ont pas eu de répondant. Elles restent curieusement confinées dans les tiroirs de la capitale kenyane, loin de la mère patrie.
À Kinshasa, il n’y a que très peu de réactions suscitées par l’arrestation-libération de l’impopulaire Seth Kikuni. Pour le reste, cette histoire de Sauvons le Congo est enterrée aux yeux des Kinois. Définitivement.
Ce désintérêt de la population démontre bien que tout ce qui concerne Joseph Kabila est d’office rejeté. Toute tentative de sa part de venir de nouveau régenter la RDC reste vouée à l’échec, à part des applaudissements timorés de quelques courtisans fauchés comme des clous et en quête de survie.
Mais pourquoi et comment en est-on arrivé là ? La réponse est claire : Kabila est considéré par la majorité des Congolais comme étant l’architecte numéro 1 du chaos actuel de la République démocratique du Congo. Il est normal que les gens s’opposent à son retour aux affaires.
Kabila a tué. A volé. A détourné. A mis en place un dispositif sophistiqué de prédation des deniers publics dans le système minier que le gouvernement actuel tente, si bien que mal, à démonter et à déboulonner.
Mais chose beaucoup plus grave, l’homme a monté un mouvement insurrectionnel, l’AFC, pour venir reprendre de force le pouvoir des mains de celui qui l’a pris de manière démocratique. C’est ce mouvement qui est le supplétif du tueur Kagame. Faut-il que ce même Kabila, déjà condamné à mort, revienne encore au pouvoir en RDC ? Ah non ! Jamais !
