Dans un climat où les abus fonciers se confondaient souvent à l’arrogance des puissants, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, vient de tracer une ligne rouge : plus personne n’est au-dessus de la loi.
À travers un communiqué daté du 15 octobre 2025, le patron de la Justice congolaise a ordonné l’ouverture d’enquêtes judiciaires d’envergure contre un réseau mafieux opérant dans la spoliation de biens immobiliers de l’État et de particuliers.
Selon le document officiel, magistrats, avocats, agents de l’administration foncière, mais aussi personnalités politiques, militaires et policières graviteraient autour d’un vaste système de prédation connu sous le nom de « FOLIO ».
Ce cartel, explique le ministre, s’est spécialisé dans la manipulation des procédures et dans l’étouffement des dossiers visant à restituer les biens spoliés à leurs légitimes propriétaires.
Une illustration criante : la tentative d’expulsion de l’État congolais lui-même de sa parcelle du numéro 3 de l’avenue des Cocotiers, en plein cœur de la Gombe — une propriété pourtant dûment inscrite dans le patrimoine officiel de la République.
Face à ce qu’il qualifie d’« insécurité foncière majeure », Guillaume Ngefa a instruit le Procureur général près la Cour de cassation et l’Auditeur général des FARDC d’ouvrir sans délai des enquêtes afin d’identifier et poursuivre les têtes pensantes du réseau FOLIO ainsi que tous leurs complices.
Le message est clair : la justice ne sera plus le bouclier des spoliateurs, mais bien le glaive qui protège le patrimoine collectif.
Le ministère de la Justice réaffirme, à travers cette décision, la politique de tolérance zéro prônée par le gouvernement face à la corruption, la spoliation et l’impunité, ces maux qui minent la crédibilité des institutions et fragilisent la souveraineté de l’État.
Dans les couloirs du pouvoir, cette offensive est perçue comme le signal d’un changement d’ère: celui où la République entend reprendre le contrôle de ses biens et restaurer l’autorité de la loi.
Une justice qui protège, un État qui se défend : c’est le message que Guillaume Ngefa veut désormais inscrire dans le marbre d’une République qui n’a plus vocation à être dépouillée.
Ne Kakinankaziko Mayola
