On s ‘ achemine vers une guerre à distance entre Fayulu et Muzito, deux poids lourds politiques congolais et leaders incontestés du grand Bandundu.
A la base de cette future empoignade des positions publiques divergentes de l ‘ un et de l ‘ autre sur l’idée du
changement de la Constitution qui régit actuellement la République démocratique du Congo .
On se rappellera qu ‘ il y a quelques semaines le Président de l’ ECIDE avait fait une sortie médiatique musclée où il se disait opposé , sans pour autant aligner de grands arguments convaincants , à toute tentative de procéder au changement de l’ actuelle Constitution .
Le Chef de LAMUKA avait même menacé le Chef de l ‘ État de le rencontrer sur son chemin si jamais ce dernier osait procéder à ce changement de la loi fondamentale .
Alors que dans le camp du pouvoir cette menace était encore soumise à la méditation , voici qu ‘un autre acteur.poliique congolais ressortissant lui aussi du grand Bandundu sort du bois et prend publiquement position pour le Changement de la Constitution .
Il s ‘ agit d ‘ Adolphe Muzito , ex premier ministre et actuel ministre du budget .
Pour cet homme aussi bien influent à Kinshasa que dans son Bandundu natal , le futur président de la République devra être élu au suffrage indirect par la majorité parlementaire comme cela se fait en Afrique du Sud .
Certains y voient une réponse claire aux propos de Martin Fayulu .
Donc on peut soutenir sans peur d ‘ être contredit que l ‘ on s ‘ achemine vers une bagarre en perspective entre les partisans de chaque camp .
Un pareil match consoliderait la démocratie naissante en RDC. Il ne manquerait pas de contribuer à l’ acceptation au niveau national de la position défendue par l ‘ un de deux dirigeants sur ce sujet .. Cela pourrait par exemple influer sur le choix à prendre le.moment venu si cette cette question lancinante pour l’ avenir de la Nation était soumise au référendum .
En attendant., rappelons qu ‘ un Constitutionaliste congolais de renom disait il n ‘ y a pas très longtemps qu ‘ une nation qui ne procédait pas de temps en temps au changement de sa Constitution était vouée à l ‘ inanité.
A méditer assurément.
