Les dernières sorties médiatiques de l’honorable Augustin Kabuya, secrétaire général honoraire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), continuent de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique et défraient la chronique politique. Après un exécrable passage sur *Bosolo na Politik* il y a quelques semaines, l’élu de Mont-Amba continue de multiplier des bourdes comme il en a l’habitude.
Il y a peu, à travers un arrêté, bien que déchu par la Convention Démocratique du Parti depuis une année lors d’une session extraordinaire, ce thuriféraire qui continue de multiplier désespérément des stratagèmes pour se refaire une santé politique a profité d’une rencontre fortuite avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l’occasion d’une messe d’actions de grâces organisée en mémoire des Martyrs du combat politique de l’UDPS.
Le Secrétaire Général honoraire de l’UDPS, en quête effrénée de légitimité, n’a pas eu froid aux yeux pour citer le Président de la République afin de tenter de justifier son incapacité à exhorter les différents mandataires de l’UDPS à se conformer à la cotisation obligatoire de 10 % de leurs rémunérations. Une preuve qu’il ne contrôle rien et est désavoué de part et d’autre.
Le mercredi dernier, au terme d’une rencontre avec les députés initiateurs de la pétition visant le bureau Kamerhe, Augustin Kabuya, fidèle à sa nouvelle logique, a déclaré Urbi et orbi qu’il allait consulter la Haute Autorité de Référence du Parti pour recevoir de cette dernière des directives concernant cette démarche parlementaire ordinaire prévue par les dispositions du règlement d’ordre intérieur de la Chambre basse. Cette attitude frise l’irrespect et traduit une intention délibérée d’exposer le Chef de l’État, qui est astreint selon la Constitution à une participation active dans un parti politique.
Comme si cela ne suffisait pas, il a réitéré la même position lors de l’interview qu’il a accordée hier à Jean-Marie Kassamba sur Télé 50. Il a insisté sans mesurer les conséquences de sa désinvolture. À l’en croire, son rôle se résumait à la stricte observance des directives de la Haute Autorité de Référence du Parti, ce qui note sans scrupule son manque d’initiatives positives d’un leadership orienté pour le développement et le rayonnement de l’UDPS -TSHISEKEDI qu’il prétend diriger.
Décimé par cette posture irresponsable affichée par Augustin Kabuya, l’un des secrétaires nationaux du parti présidentiel, le très pertinent Dr Tele Bantapi, qui a été contacté par notre rédaction, n’a pas caché son indignation.
« Lors de ses apparitions dans des émissions telles que *Bosolo na Politik* et plus récemment chez *JMK Today* sur Télé 50, Kabuya a exposé le Chef de l’État. Il le présente comme un despote qui veut entraver la liberté d’action du parti et des parlementaires alors que ce dernier est respectueux du principe sacro-saint de Rousseau sur la séparation des pouvoirs. Cependant, ces allégations semblent davantage relever de la stratégie de diversion que de faits tangibles. Ces déclarations ne reposent sur aucune preuve concrète et n’engagent nullement le Chef de l’État. Elles reflètent plutôt les préoccupations grandissantes de Kabuya concernant sa propre légitimité au sein de l’UDPS », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter : « Il est important de rappeler que le Président de la République, en tant que garant de la Constitution, respecte scrupuleusement la séparation des pouvoirs. Loin d’exercer une pression sur les partis politiques, il a affiché un attachement ferme à la neutralité et à la non-ingérence dans les affaires internes des formations politiques. Regarder les interventions de Kabuya comme un moyen d’attirer l’attention sur sa propre personne masque la réalité d’un leader nostalgique, déphasé qui s’accroche alors que la base du Parti, sans sa majorité, le conjugue dorénavant au passé », a-t-il conclu.
Notons à titre informatif que la pétition pour la motion de défiance visant le Bureau Kamerhe aurait atteint à ce jour plus de 200 signataires, selon une source proche du dossier. La réunion interministérielle présidée par le Chef de l’État avant son départ pour le Kazakhstan n’aurait pas inversé la tendance.
Ne Kakinankaziko Mayola
